Rénald a déjà fait l’Eco-trail de Paris 50km et le Radicatrail 56km. Il aimerait monter sur du plus long mais il a des difficultés à s’alimenter. Nos experts trail le conseillent.
Rénald nous a contacté sur le facebook de uTrail.
Il avait besoin d’un conseil nutrition spécifique au trail.
Pour toutes questions, vous pouvez contacter nos experts via la page coach trail en ligne.
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La question de Rénald, notre internaute
Mon soucis est que je n’arrive pas à m’alimenter en course.
Les gels me donnent des nausées, je n’arrive pas à manger.
J’arrive à bien m’hydrater (coca pour le sucre, eau gazeuse pour le sel, soupes, maldodextrinine dans mes bidons).
Mais dans les courses en totale autonomie je ne peux pas partir avec des litres de boissons… Et sans « carburant » je ne vais pas aller beaucoup plus loin que ce que j’ai déjà fait (Eco-trail de Paris 50km et Radicatrail 56km).
Je vois, aujourd’hui, que je suis limité à cause de ça.
Avez-vous des solutions à m’apporter ?
M’obliger à manger en entraînement mon corps s’adaptera un jour…?? Mais dans les entraînements je ne dépasse jamais la limite des courses longues (>6h par exemple);
Merci d’avance et longue vie à u-trail !
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La réponse de Dacé de Maroussem, notre chrono-nutritionniste
Attention, le coca encourage la déshydratation parce que c’est trop sucré. On se tape facilement et rapidement une hypo. Côté alimentaire, il pourrait essayer soit les barres hyperproteinées, soit la banane (1 banane = 1h effort modéré), la poudre de noix avec la banane… c’est assez digeste…
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La réponse de Mathieu Bertos, diplômé du Staps
J’espère que des habitués pourront t’aider !
Effectivement, rien ne s’improvise le jour de la course, donc autant que faire se peut tenter des choses à l’entrainement. Les gels sont pateux, et difficiles à avaler. Bien que ce soit moins long à l’entrainement, il faut quand même essayer… les gels en tube style « fléchette » sont un peu plus facile à avaler pour ma part que les gels avec bouchon et en « sachet ». De plus, ils sont petits donc une quantité moindre et moins écoeurant donc…
Ensuite, il y’a les « Mulebar » qui sont semi liquides et donc plus faciles à prendre en cours de route (ou de sentiers, ah ah!).
Et puis, garder le plus possible le gel dans la bouche pour qu’il soit plus facile à avaler un plus dilué avec la salive.
Bon, ce n’est pas simple, c’est sûr!
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La réponse de David Zenner, coach
Je suis d’accord avec Mathieu.
L’alimentation en course ne s’improvise pas, c’est même un travail de longue haleine pour trouver ce qui nous convient (liquide , semi liquide, barre , fruit sec, salé- sucré..) et c’est lors d’entrainements plus ou moins longs qu’il faut valider tel ou tel aliment.
La mauvaise digestion en course est normale : les organes digestifs sont moins bien irrigués et donc fonctionnent moins bien.
Tout ce que je peux te dire c’est que souvent on parle d’endurance digestive :
Lors de longues épreuves, nombreux sont ceux qui se mettent à moins bien tolérer le sucre et le digèrent de moins en moins bien. Ce phénomène est du en partie à la déminéralisation et déshydratation de notre organisme (donc ils vont devoir à un moment donné manger salé). Dans ton cas, le fait que tu ne tolères pas les aliments solides prouve que ce que tu as ingéré est peu digeste pour toi. Si tu veux essayer les gels ou les mulebars il faut que tu saches que pour que leur assimilation soit rapide, tu dois accompagner leur prises d’au moins 10-15cl d’eau. Personnellement j’alterne gel et fruit sec (abricot, raisin, figue..) et depuis je n’ai plus de problème digestif mais bon ce n’est pas un protocole qui vaut pour tous.
Je te souhaite de trouver au plus vite ce qui te convient. Le meilleur moment pour tester tout ça c’est lors des randos course.












mai 17th, 2012 a 19 h 07 min
Help ! même problème… pour moi ça bloque après 6h30 de course, il n’y a jamais eu d’exception, quelque soit le mode d’alimentation et d’hydratation. Résultat, impossible de m’alimenter, à peine boire: j’ai une très forte douleur au travers de la poitrine, une barre oppressante, très mal à l’estomac. Résultats, déperdition de vitesse, et je cours en général le dernier tiers sans alimentation… S’il existe une solution, je ne suis pas fataliste !
mai 17th, 2012 a 21 h 49 min
bonjour Céline,
Ton problème d’alimentation après 6h d’effort pourrait être aussi le résultat d’une déshydratation progressive pendant les 6 premières heures et ce malgré le fait que tu te ravitailles. Si bien qu’au bout d’un certain temps les effet de la déshydratation, conjugué avec un épuisement de tes réserves en glycogène débouchent sur les symptômes que tu décris. Donc je te conseillerais d’essayer de mieux d’alimenter durant les 6 premières heures.
Maintenant il faut aussi que tu demandes si l’entrainement que tu fais te prépare suffisamment pour des épreuves de plus de 6h si ce n’est pas le cas, l’épuisement qui peut s’installer peut aussi expliquer tes déboires et comme on est jamais assez prudent tu devrais demander un avis médical quant à tes douleurs au niveau de la poitrine.
mai 18th, 2012 a 10 h 39 min
Merci des conseils même si sur le 100 km d
e Belvès j’ai l’impression de m’être ravitaillée plus que jamais avant… Quand à la question d’entraînement, la réponse est oui (sans prétention…).Et pas d’inquiétude pour le coeur… le cardiologue a écarté tous risques.